Potosí

Une position en haute altitude au cœur l' Altiplano bolivien , une mine historique, une vieille ville inscrite au Patrimoine mondial de l'Humanité , etc. Potosi a de quoi se démarquer lors de votre séjour en Bolivie. Tour d'horizon.

Histoire

L'histoire de Potosi ou « tonnerre » en quechua commence peu de temps avant l'arrivée des Espagnols, lorsque l'empereur inca Huayna Cápac, par l'intermédiaire de ses vassaux, prit connaissance du Sumac Orcko (ou Cerro Rico) et de ses gisements d'argent. Mais quand les Incas voulurent entamer l'extraction du minerai, une explosion survint. Ce fut interprétée comme un signe des dieux interdisant l'exploitation du site réservé « à ceux qui venaient plus tard ». Les conquistadors profitèrent délibérément de cette superstition pour légitimer leur implantation et leur travail minier au sein de la montagne. Ils fondèrent officiellement la ville de Potosi le 1er avril 1545.

¡ Vale un Potosí !

La mine de Cerro Rico fut une des plus importantes sources de richesse pour l'Empire espagnol. De là naquit l'expression « ¡ Vale un Potosí ! », popularisée par Don Quichotte de la Manche et qui désigne une valeur précieuse en Espagne. Plus de la moitié de la quantité totale d'argent extraite dans le monde aurait été produite à Potosi dans la seconde tranche du XVIe siècle, au profit de la couronne espagnole, sans que les autochtones purent en profiter.

Potosi aujourd'hui

4070 m. C'est à cette altitude que se situe Potosi, au pied de la montagne de Cerro Rico , ce qui en fait une des villes les plus élevées de la planète. Sans compter les panoramas frappants sur les sommets de l'Altiplano bolivien , les attractions touristiques ne manquent pas en son sein. Pourtant, elle reste à ce jour une simple étape sur la route de la capitale Sucre.

Potosi, un petit monde à découvrir

Passée l'entrée de la ville perchée, on arpente sans sourciller ses ruelles piétonnes bordées de demeures coloniales aux couleurs chaudes et on se réjouit à faire des photos devant le portail taillé dans la roche de l' église San Francisco. On apprécie les fresques coloniales à l'intérieur des tours, avant de profiter du panorama sur la ville depuis leur sommet. Puis, direction la Torre de la Compania , érigée au XVIIIe siècle, face à laquelle on s'extasie à la vue du mélange d'architectures traditionnelle bolivienne et espagnole – l' église San Lorenzo montre un autre exemple de l' art métis à Potosi avec sa façade ornée des divinités indigènes du soleil et de la lune. On se rend ensuite au marché local pour goûter à un almuerzo, après quoi on est fin prêt à plonger dans l'histoire minière de la ville.

Sur les pas des mineurs de Potosi

On apprend un peu plus sur Potosi et la Bolivie en visitant la Casa de la Moneda (Hôtel de la Monnaie). L'industrie minière locale a connu son évolution au sein de ce bâtiment colonial datant de 1753, depuis les pièces d'argent frappées au marteau à l'usage de l'électricité, en passant par la machine à vapeur. Le musée propose des visites guidées à travers ses nombreuses salles.

Dans la mine de Cerro Rico , il va falloir se montrer humble. Des milliers de personnes, dont des enfants de 8 ans à peine, y passent leur journée, tentant d'extraire le minerai. On peut prévoir quelques cadeaux pour eux : cigarettes, feuilles de coca, etc. La visite se fait généralement en compagnie d'un ancien mineur. Les protections enfilées et la lampe frontale allumée, on progresse dans les entrailles du Cerro Rico par le biais de sombres couloirs. Les étais en bois paraissent fragiles, mais supportent tant bien que mal le poids de la montagne. On peut entendre les cris des mineurs se donnant des consignes avant le boom des dynamites. Le premier arrêt est le petit autel d' El Tio , la divinité protectrice des mineurs. Le guide nous parle alors des conditions de vie des travailleurs qui daignent poursuivre les extractions malgré la menace qui plane. En effet, avec les activités minières incessantes et incontrôlées sur des années, le Cerro Rico risque de s'écrouler. La montagne a été classée site du Patrimoine de l'Humanité en péril par l'UNESCO en 2014.

Climat

Potosi connait un climat sec sur la majeure partie de l'année. 85 % des précipitations estimées à 350 mm par an surviennent entre décembre et mars, au cours de l'été austral. Les orages se produisent souvent en début de soirée, mais il est possible qu'il pleuve toute la journée à certains moments. Les températures estivales oscillent autour de 22 °C le jour et 12 °C la nuit. Pendant l'hiver, la température peut baisser à moins de 0 °C.

Comment s'y rendre ?

En raison de sa petite taille et d'un manque d'équipements techniques, l'aéroport Capitán Nicolás Rojas situé à 6 km au nord-Est de Potosi est peu fréquenté. Les vols internationaux et domestiques atterrissent pour la plupart à Sucre. Depuis la capitale bolivienne, vous pouvez ensuite prendre la voie terrestre pour venir à Potosi. Le trajet (150 km) dure à peu près trois heures. Le voyage de La Paz à Potosi (500 km) prend 8 à 10 heures de temps. Au départ d'Oruro à 320 km, comptez environ 6 heures de route.

Il existe trois niveaux de confort pour les bus : le « standard » peu cher et rudimentaire, le « Semicama » qui est plus spacieux et dispose de l'air conditionné, et le « cama » dont les sièges permettent pratiquement de s'allonger lors des très longs voyages. Le Terminal de Bus de Potosi se trouve au nord de la ville, à proximité de la Cité universitaire Tomas Frias.

Comment se déplacer ?

Les micros assurent en grande partie le transport public à Potosi. Les compagnies affichent des couleurs variées pour se différencier. Un numéro ou une lettre est accordé à chaque ligne pour que les usagers puissent facilement se repérer. Si vous préférez le taxi, il existe deux types : les véhicules standards de couleurs différentes selon les compagnies et les « radios taxis » jugés plus fiables.

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