Site minier de Pulacayo

Côtoyant de près le salar d’Uyuni, la mine de Pulacayo fait partie d’un site industriel fondé en 1833. Il est situé dans le département de @Potosi et est basé autour d’Huanchaca, la deuxième plus grande mine d’argent du monde. Le lieu doit aussi sa réputation pour abriter un cimetière de trains, servant jadis à transporter l’argent vers le Chili à l’époque. Parmi les anciennes locomotives exposées se trouve celle qui a été attaquée par les bandits Butch Cassidy et Sundance Kid. Le site a été inscrit patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 1er juillet 2003, dans le registre culturel.

Histoire

La mine de Pulacayo, qui se faisait aussi appeler mine de Huanchaca, constituait auparavant un véritable carrefour de minerais. Ses principales veines, composées de la Veta San Tomas, la Veta Corpus, la Veta Pacamayo et la Veta Animas sont fractionnées puis stockées dans des parcelles de dacite de 4 km de large. Au fil du temps, la propagation du gaz carbonique et l’eau bouillante à 60 °C dans les gisements souterrains ont rrendu les travaux de prospection de plus en plus compliqués. Dans les années 1990, une grande partie de la décharge se trouvait désertée mais les ouvriers ont pu y extraire une faible quantité de gypse.

Aujourd’hui

Ce site d’exploitation ne compte plus que 300 habitants parmi les 20 000 personnes ayant travaillé au sein de la mine d’argent. Au sein du complexe minier, on peut encore apercevoir les ruines de l’ancienne demeure du 22e chef d’état de la Bolivie, Aniceto Arce Ruiz. Une usine métallurgique en activité abrite toujours des machines datant de plus d’un siècle. La scène la plus captivante se déroule où sont exposés les vieux trains. C’est ici que l’on découvre la première locomotive à vapeur de la Bolivie (Maestranza), les vieilles installations de cinéma et même un pont tournant délabré. D’autre part se dresse un musée édifié sur les mines. Pour les explorer, on doit passer par un tunnel que l’on franchit à moins d’une heure.

À proximité de la mine de Pulacayo

Pour agrémenter le périple, d’autres surprises attendent les aventuriers à la recherche de nouvelles curiosités.

  • Les filons du Cerro Rico
  • Gagner le sommet Cerro Rico nécessite trois heures de parcours en voiture. En route, les paysages qui défilent sur l’Altiplano reflètent une grande beauté.

Le Cerro Rico, cet imposant massif culminant à près de 4 800 m, domine la ville de Potosi. Il est renommé pour contenir une importante quantité de ressources minières, exploitées au plus profond de ses entrailles. Les Espagnols qui avaient procédé à l’exploitation des filons ont pu extraire une quantité massive de minerais d’argent. À l’époque, le succès d’une telle découverte était le fruit d’un dur labeur, la population locale étant contrainte à exécuter les travaux sous de terribles conditions. On raconte qu’avec ces ressources, il aurait été possible de construire un pont reliant Potosi et l’Espagne. Une autre supposition parle d’un autre pont qui aurait pu être conçu à partir des ossements d’Indiens tués dans la mine.

L’existence de ce gisement a également contribué au développement économique de Potosi. Si on compte visiter ses parties souterraines, les mineurs travaillant sur le Cerro se porteront volontaires pour dévoiler les facettes cachées de leur besogne.

La casa de la Moneda

Il s’agit de l’une des attractions phares de la ville de Potosi. L’inauguration de l’édifice eut lieu en 1574 et demeura ouverte à la production jusqu’en 1953. Le bâtiment indique le lieu où l’on frappait la monnaie, fabriquée à partir des minerais d’argent extraits dans les mines de Cerro Rico. Aujourd’hui, des machines à frapper les pièces sont encore exposées au sein du musée de la monnaie.

Informations pratiques

Comment s’y rendre ?

La mine de Pulacayo se rejoint au moyen d’une randonnée au départ d’Uyuni.

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