Casa de la Moneda

Cet imposant bâtiment colonial de 12 500 m² stupéfie les visiteurs pour son style d’architecture exceptionnel. La maison de la monnaie désigne le plus vaste et le plus bel édifice de la Bolivie. Le musée se distingue surtout par le portique taillé par des artistes indiens, ainsi que la figure emblématique de la ville dominant la cour intérieure : le masque de Bacchus ou El Mascarón, forgée par le français Eugène Martin Moulon. Incontestablement, il s’agit d’un site à ne pas manquer lors d’un séjour à Potosi.

Histoire

La Casa de la moneda fut bâtie entre 1953 et 1773 par les Espagnols, sur une ancienne place de marché. Le principal objectif consistait à pouvoir émettre l’unité monétaire de l’époque, le potosi. D’ailleurs, c’était le seul bâtiment ayant été autorisé à estampiller ces pièces de monnaie jusqu’en 1909.

Au cours de sa construction, on acheminait tous les matériaux depuis les environs de Potosi. Les vitres provenaient de Cochabamba, tandis que les balcons étaient transportés depuis Salamanque en passant par Buenos Aires. Durant la guerre meurtrière du Chaco entre 1932 et 1935, l’édifice avait en même temps servi de prison, de forteresse et de quartier général de l’armée.

Aujourd’hui

L’enceinte du musée se subdivise en trois cours intérieures. L’une d’elle indique la partie où siège le masque de Bacchus. L’ensemble du bâtiment comporte plus de cinquante salles où sont entreposés d’innombrables objets de collection, en allant des pièces de monnaie jusqu’aux trouvailles archéologiques. Une des salles expose justement des vestiges précolombiens, des étoffes, des tours funéraires ainsi que des momies d’enfants espagnols retrouvés en parfait état de conservation. La salle de minéralogie ne renferme pas moins de 3 600 variétés de minéraux. On peut reconnaître la bolivianita, une pièce unique au monde reconnue pour sa composition et ses couleurs exceptionnelles.

Visite instructive au sein de la casa de la moneda

Bien que le musée abrite une multitude de chefs d’œuvre, son exploration tourne en grande partie autour de la fabrication des monnaies mais aussi des esquisses artistiques. Une fois sur place, attendez-vous à une véritable immersion temporelle, en particulier aux passionnés d’art et d’histoire.

Détour dans la salle des machines de frappe

Le lieu abrite la salle numismatique où l’on présente des « macuquinas », des pièces de monnaie ou des médailles martelées une par une. Elles ont été réalisées du 16e au 19e siècle. La salle des laminoirs montre des machines en bois servant à laminer les lingots d’or, avec un mécanisme semblable au système de l’horloge. Jadis, on transportait ces dispositifs à dos de mule depuis le port de Buenos Aires jusqu’à Potosi. À l’intérieur de la salle d’argent s’étalent des ustensiles, des candélabres, des costumes de fêtes en argent, au milieu des machines servant à frapper la monnaie. L’endroit semble aussi désigner la salle de fonte des métaux.

Les salles de peinture

Parmi les nombreuses salles de peinture, quelques-unes d’entre elles attirent particulièrement l’attention.

Celle qui abrite les œuvres d’art de Melchor Pérez de Holguín dévoile une collection complète de peinture coloniale, inspirée de personnages bibliques et chrétiennes. Son meilleur ouvrage, intitulé « l’entrée du vice-roi Morcillo à Potosi » s’expose au musée de Madrid.

Une salle dédiée au peintre sculpteur Luis Nino expose des tableaux à thème religieux. On y retrouve les œuvres de la Virgen del Rosario et la Virgen de Sabaya, introduisant la Trinité andine et la Pachamama, l’immaculée de forme triangulaire. Y figurent également le soleil et la lune entourés d’anges et d’archanges, peintes au milieu d’une nuance dominante de bleu, de rouge et d’or.

La salle Cecilio Guzman de Rojas, dont l’effigie apparaît sur les billets de 10 Bs, se caractérise par son tableau surnommé « le baiser de l’idole », exprimant l’omniprésence des divinités andines dans la vie sociale des Boliviens.

Une autre pièce héberge une peinture anonyme datant du 18e siècle, la Vierge del Cerro ou la vierge de la montagne de Potosi. Les détails décrivent en gros l’histoire de la ville impériale. Le paysage met en scène tous les personnages liés à la montagne d’argent, sous la protection divine de Dieu, du Fils et du Saint-Esprit représenté tout en haut de la toile.

Horaires et tarifs

Le musée accueille les visiteurs du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. La dernière entrée s’établit une heure avant chaque fermeture. Toutes les visites exigent obligatoirement la compagnie d’un guide pouvant parler français, anglais ou espagnol. Il faut compter environ une heure trente à deux heures pour en effectuer le tour.

Les plages horaires sont généralement fixées à 9h, 10h30, 14h30 et 16h30. Le prix d’entrée coûte 40 Bs, 20 Bs et 40 Bs de plus pour la prise de photos et l’utilisation d’une caméra. En outre, les flashs ne seront pas autorisés dans la salle de peinture.

Comment s’y rendre ?

Le musée se rejoint par la rue Ayacucho, lors d’une promenade au cœur de Potosi.

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